Le consentement aux données est-il vraiment nécessaire ?

Par Journal du Net
Publié le 14/09/2018 à 12:15 | www.journaldunet.com
 

Le consentement aux données est-il vraiment nécessaire ?

Au terme de deux ans de préparation, l’adoption du Règlement général sur la protection des données aurait dû se dérouler sans problème. Cependant, la réalité n'a pas du tout été à la hauteur des attentes.

D'une part, la législation régionale en matière de protection des données a fait l'objet d’ajustements de toute dernière minute ; d'autre part, la confusion, l'incompréhension et les réactions excessives à l'égard des dispositions du RGPD ont incité de nombreuses multinationales à limiter ou à retirer les services numériques qu'elles proposaient aux résidents de l'Union européenne, créant ainsi un « blackout » en ligne. 

Au cœur de ces égarements, la nécessité du consentement a constitué une problématique qui a déconcerté les entreprises dès l'adoption du RGPD. Bien que ce principe soit important, le consentement a été systématiquement présenté comme étant la seule base légale possible du traitement de données dans un contexte de marketing direct. Or il n’en est rien. Le consentement ne constitue que l'une des six bases légales invoquées dans le RGPD. Parmi elles, l'intérêt légitime est une base tout aussi importante, mais bien moins comprise. 

Alors, que constitue exactement un intérêt légitime, et comment les spécialistes en marketing peuvent-ils efficacement identifier la base légale la mieux adaptée dans le cadre du traitement des données ?

Les avantages de l'intérêt légitime

L'article 6.1 du texte intégral du RGPD contient une disposition qui autorise le traitement des données si elles sont « nécessaire à la réalisation de l'intérêt légitime ».