Session #1 : Tous Influenceurs, quelles relations avec les marques ?

Par Social Media Club
Publié le 18/03/2019 à 17:08 | http://socialmediaclub.fr
 

Par Margot Hemmerich

Ce qu’il fallait retenir :

  • Les influenceurs sont au cœur des nouvelles stratégies de marketing
  • Encore faut-il savoir gérer cette nouvelle façon de faire du marketing, à cheval entre blogueurs amateurs et professionnels du web
  • Tout le monde n’a pas besoin de recourir à des outils d’analyse coûteux et performants pour transformer la donnée en information, notamment dans les collectivités ou services publics

Sur YouTube, Facebook, Twitter, Instagram, ils placent des noms de marque, font la promotion d’un salon ou d’un lieu, encouragent la participation à un événement. Mais les “influenceurs” sont-ils des professionnels comme les autres ? Quand les annonceurs et les commerçants y ont-ils recours ? Comment évaluer leur performance et leur impact ? Ce sont les questions qui ont été discutées lors de la première session du Cycle “tous influenceurs” du Social Media Club Lyon.

 

Tous influenceurs ?

La première difficulté tient à la définition même de l’influenceur. Entre ambassadeur, blogueur amateur et influenceur professionnel, leur fonction et leur rapport aux professionnels du marketing varie d’un secteur et d’une cible à l’autre. Et induit forcément un rapport au sourcing variable. « Lorsque j’organise le SIRHA par exemple, de nombreux blogueurs s’invitent d’eux-mêmes. Mais c’est un salon professionnel, alors même si ça fait de la visibilité, leur public ne nous intéressera pas forcément », entame Alice Blondel, de GL Events. « On va les traiter comme des médias au départ, on va regarder la qualité du traitement, et puis leur audience. Typiquement, un blog comme Graines de Papilles fait peu d’audience, mais son niveau de précision sur comment cuisiner vegan intéresse non seulement les consommateurs mais aussi les restaurateurs. »

Si le recours aux influenceurs est devenu monnaie courante dans tous les domaines de BtoB et de BtoC, ceux-ci ne sont pas toujours considérés comme de véritables professionnels de la communication et du marketing. « On ne se rend pas compte que faire des tweets, c’est créer du contenu, c’est un travail et ça prend du temps », insiste Fabienne Billat, influenceuse.

On est en train de créer de nouvelles activités, de la valeur, des métiers. C’est un vrai marché ! » Fabienne Billat, Institut Sapiens

Fabienne Billat a ainsi participé au salon Vivatech en tant qu’ambassadrice. Pas de contrat, pas de salaire, mais tous les frais de logements et de déplacements payés. « En fait, la communication digitale repose sur une fabuleuse chaîne de bénévolat », indique-t-elle en riant.

Selon la cible visée – professionnels d’un secteur en particulier comme la restauration ou l’industrie, citoyens, décideurs politiques, recruteurs…, différents contrats liant l’influenceur sont envisagés. L’exemple de l’armée de Terre est particulièrement intéressant.