Vitesse des sites web : 12 points de repère sur l’échelle du temps de chargement

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Vos pages web s’affichent-elles assez rapidement chez vos utilisateurs ? Pour vous aider à répondre à cette question cruciale pour votre business web, voici une liste de repères temporels, issus d’études du comportement des internautes, de recommandations techniques mais aussi de retours d’expériences.

Soucieux de ne pas voir les performances business de votre site web entamées par des temps de chargement jugés trop importants par vos utilisateurs, vous mesurez régulièrement la vitesse d’affichage de vos pages web. Peut-être même utilisez-vous l’outil Dareboost pour réaliser ces tests de temps de chargement web dans les conditions les plus proches possibles de celles de vos utilisateurs. Mais voilà : comment interpréter ces valeurs absolues ? Vos performances sont-elles suffisantes ? Certes, vous pouvez toujours comparer votre vitesse d’affichage à celle de vos concurrents, mais il est aussi bon d’avoir en tête quelques repères dans cette échelle du temps de chargement. En voici une sélection :

Les délais perçus par l’utilisateur (UX)

La mesure du temps perçu est un exercice particulièrement complexe. Au-delà du temps de chargement effectif des pages consultées par les utilisateurs, rentrent en ligne de compte de nombreuses variables liées au contexte et à leur environnement. Pourtant c’est ce délai perçu qui va impacter l’expérience utilisateur et générer – ou non – un sentiment de frustration. Voici quelques repères concernant cette perception du temps de chargement des pages web, issus d’une étude du Nielsen Norman Group :

  • 100ms : C’est le seuil de perception de l’utilisateur face à un écran. En deçà, les événements sont perçus comme instantanés.
  • Entre 100ms et 1 seconde : le délai est perçu par l’utilisateur, mais il est vécu comme un délai “normal” pour le traitement de la demande (l’affichage de la page web).
  • Plus d’une seconde : l’impression de vitesse est perdue et l’utilisateur prend conscience qu’il attend. A partir de là l’impatience grandit et les risques de voir l’utilisateur abandonner sa visite s’accroissent rapidement.
  • 10 secondes : l’attention de l’utilisateur est rompue, entraînant très souvent son départ du site. Même s’il n’abandonne pas son action, il risque d’avoir oublié une partie du contexte associé, et la reprise de l’action en cours risque d’être problématique.
    C’est aussi le délai généralement pris par les utilisateurs pour examiner une page et décider s’ils la quittent ou non,” mentionne l’étude.

Repères et seuils recommandés

A mettre en parallèle de cette perception du temps par les internautes, voici quelques seuils recommandés et repères en matière de délai effectifs de chargement.

  • 200ms : C’est le seuil à ne pas dépasser, selon Google, en matière de temps de réponse serveur. Mesurant le temps nécessaire à votre infrastructure (votre CMS par exemple) pour produire votre page web, ce temps de réponse est un indicateur important, qui conditionne les performances globales de vos pages. Sans être toutefois une garantie absolue d’un affichage rapide (bien d’autres étapes s’ajoutant au processus de chargement).
  • 1 seconde : ou plutôt 1000ms, puisqu’il s’agit d’un autre seuil recommandé par Google, portant cette fois-ci sur le Speed Index. Cet indice, exprimé en millisecondes, est issu de l’analyse vidéo du chargement de la page, et retranscrit la vitesse – et la progressivité – de l’affichage de la partie de la page web visible à l’écran (sans scroll, au dessus de la “ligne de flottaison”). A ce titre, le Speed Index est aujourd’hui reconnu comme l’indicateur le plus révélateur de l’expérience utilisateur. On notera d’ailleurs la cohérence de la recommandation de Google avec le seuil d’une seconde cité dans le chapitre précédent (perception utilisateur).
  • 2 secondes : Selon la régie publicitaire de Google DoubleClick, 50% des mobinautes attendent d’une page web qu’elle se charge en moins de 2 secondes. Preuve que les internautes ne sont aujourd’hui pas moins exigeants sur mobile que sur desktop en matière de vitesse de chargement !
  • 10 secondes : Selon DoubleClick, 77% des sites mobiles mettent plus de 10 secondes à charger avec une connexion 3G

Cas pratiques et retours d’expériences

Appréhendons maintenant la notion de temps de chargement sous un troisième angle : celui des cas pratiques et retours d’expérience, donnant un aperçu de ce que représenter un gain – ou une dégradation – de vitesse de chargement.

  • -100ms : c’est le gradient de temps utilisé lors d’une étude menée Mobify auprès de ses clients : chaque réduction de 100ms du temps de chargement de leur page d’accueil a entraîné une hausse de +1.11% de leur taux conversion, correspondant à un gain annuel moyen de 376.789 $.
  • -300ms : en réduisant de 300ms la latence sur l’ensemble de son tunnel de conversion le britannique thetrainline.com affirme avoir enregistré 8 millions de livres de recettes supplémentaires en un an !
  • -700ms : Etam est parvenu à passer d’un temps de chargement moyen de 1,2 seconde à 500ms et constaté une hausse de 20% de son taux de conversion et un nombre de pages vues par visite en croissance de 28%.
  • -14s : dans son étude sur la vitesse des sites mobiles, DoubleClick a comparé les performances des sites se chargeant en 5 secondes et celles de ceux se chargeant en 19 secondes (avec une connexion 3G, soit le temps moyen de chargement mesuré par la régie publicitaire de Google). Résultats : des sessions 70% plus longues, un taux de rebond inférieur de 35% et une visibilité des publicités accrue de 25% !
Responsable marketing communication chez Dareboost.com, start-up délivrant depuis 3 ans un service en ligne de test, analyse et surveillance automatique (monitoring) de la performance (vitesse de chargement) et de la qualité web.

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