Commerce : les Français privilégient encore le magasin pour les gros achats malgré l’essor du numérique

Orlene Briard
Lecture en 4 min
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L'essentiel

Une étude d'Akeneo révèle un paradoxe français au sein du e-commerce : 64 % des consommateurs préfèrent encore le commerce de détail physique pour des achats supérieurs à 100 euros, à la recherche d'une expérience client de qualité. Bien que l'omnicanalité soit en plein essor, avec 76 % des Français recherchant des informations en ligne avant d'acheter en magasin, la confiance dans le point de vente reste cruciale, surtout en période d'inflation. Les consommateurs sont de plus en plus attentifs aux fiches produits, abandonnant souvent leurs achats en ligne pour des informations jugées incomplètes. De plus, l' suscite de l'intérêt, mais reste encore peu utilisée pour finaliser des transactions, indiquant une phase d'exploration plutôt qu'une adoption concrète.

Alors que le e-commerce progresse, une étude Akeneo révèle un paradoxe français : 64 % des consommateurs privilégient toujours le déplacement en magasin pour effectuer leurs achats excédant 100 euros. Cette évolution s'explique par la quête d'une expérience client de meilleure qualité, bien que l'omnicanalité s'impose progressivement comme une norme.

Le magasin demeure une référence pour les acquisitions majeures

Bien que la transformation numérique du commerce soit en cours, les habitudes des Français évoluent avec une certaine lenteur. En effet, 64 % des consommateurs français privilégient toujours le commerce de détail physique pour leurs achats excédant 100 euros. Cette prédilection s'explique essentiellement par l'excellence de l'expérience client.

Les éléments de réassurance demeurent essentiels tout au long du processus d'achat. Ainsi, les recommandations individualisées, la fiabilité des informations relatives aux produits ainsi que l'échange direct avec un expert représentent des avantages considérables. Par conséquent, le point de vente demeure un acteur essentiel dans l'instauration de la confiance, y compris en période d'inflation.

L'omnicanalité s'affirme désormais comme la nouvelle norme

Néanmoins, cette loyauté envers le magasin n'exclut pas la mise en œuvre de stratégies omnicanales. Par ailleurs, 76 % des consommateurs consultent préalablement leurs informations en ligne avant de procéder à un achat en magasin. Cette méthode illustre une approche combinée du commerce de détail.

De plus, 64 % des français préfèrent commander sur internet tout en récupérant leur achat en boutique. Cette tendance illustre de manière exemplaire l'évolution des comportements d'achat. En définitive, les consommateurs tirent parti des bénéfices propres à chaque canal en fonction de leurs exigences particulières.

L'information produit devient cruciale

Confrontés à l'inflation, les consommateurs examinent désormais avec une attention accrue chaque aspect des produits. Effectivement, 64 % des français examinent les fiches produits avec plus d'attention qu'auparavant. Le prix demeure le critère principal pour 42 % d'entre eux, toutefois la qualité de l'information prévaut.

Les répercussions résultant d'informations déficientes revêtent une importance considérable. Ainsi, 65 % des personnes interrogées ont déjà abandonné un achat en ligne en raison d'informations jugées incomplètes. Plus grave encore, 69 % ont perdu confiance dans une marque après une mauvaise expérience informationnelle.

Les sources d'information se diversifient

Les places de marché continuent de prédominer dans la recherche d'informations, avec un taux d'utilisation atteignant 95 %. Néanmoins, l'intelligence artificielle se manifeste de manière inattendue avec un taux d'adoption de 88 % lors de la phase de renseignement. Cette évolution atteste d'une acceptation accrue des technologies émergentes.

Néanmoins, l'intelligence artificielle rencontre encore des difficultés à s'imposer comme un facteur déterminant dans la décision d'achat elle-même. En effet, seuls 4 % des français déclarent avoir finalisé une transaction grâce à l'IA. Ce pourcentage demeure inférieur aux 7 % constatés aux États-Unis.

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L'IA séduisante mais pas encore transactionnelle

L'intelligence artificielle attire l'attention en raison de son potentiel de personnalisation. Par ailleurs, 68 % des consommateurs déclarent manifester un intérêt pour un chatbot en mesure de fournir des recommandations personnalisées. Cette curiosité témoigne d'une transformation des mentalités au sein de la société française.

Néanmoins, la majorité demeure en une phase d'exploration plutôt qu'en une phase d'action. Selon Akeneo, la transition vers l'intelligence artificielle transactionnelle reposera principalement sur la qualité des données relatives aux produits. Il incombera donc aux marques de fournir des informations à la fois fiables et complètes afin de surmonter cette étape.

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Passionnée par l’IA, j’aide les marques à comprendre et utiliser cette technologie pour créer des stratégies marketing innovantes, tout en restant centrée sur l’humain.