[Enquête] Comment les commerçants ressentent-ils l’impact du e-commerce ?

E-commerce Marketing

Deux tiers des commerçants sont déjà passés à l’e-commerce, il est pourtant délaissé par beaucoup magasins français. Le prestataire RH SD Worx a voulu savoir comment les commerçants ressentaient l’impact des boutiques en ligne. Il a donc fait une enquête auprès de 500 commerçants employant 50 à 1 000 personnes en France, en Belgique, en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas. Elle a révélé que deux commerçants sur trois pratiquent déjà l’e-commerce, même si la plupart s’y sont intéressés très récemment. 70% des commerçants ont franchi le pas il y a moins de cinq ans. Six participants sur dix sont même convaincus que ceux qui n’investissent pas dans le e-commerce seront à terme confrontés à des difficultés.

Moins de la moitié des commerçants ont recours à l’e-commerce

La vente en ligne a connu une forte croissance ces dernières années, ce qui crée de nombreux défis dans le secteur de la vente. Le commerçants sont forcément conscients de l’importance de l’importance de l’e-commerce, mais contrairement à leurs clients, ils ont tendance à adopter les nouvelles technologies moins rapidement.

En effet, l’échantillon révèle que 62% des commerçants possèdent une boutique en ligne. Les magasins de vêtements et de chaussures dominent le terrain tandis que les commerçants de matériel de bricolage ont à peine recours à l’e-commerce.

Les Pays-Bas est en tête avec plus de 76% des commerçants y ayant une boutique en ligne. Par-contre, parmi les pays les pays où l’enquête a été menée, la France a les résultats les moins convaincants avec seulement 48% des commerçants pratiquant le e-commerce.

Sur l’ensemble des pays étudiés, un commerçant sur cinq (c’est-à-dire 21%), en moyenne possède une application propre à son e-commerce. Une différence importante est cependant constatée entre les pays : les commerçants belges sont en minorité (9%) alors que les britanniques arrivent en tête (30% des commerçants ont une application spéciale). En France, un commerçant sur quarte a sa propre application.

La clé du succès semble la combinaison du magasin en ligne et physique

Les commerçants observent un impact positif de l’e-commerce sur leurs ventes et 70% d’entre eux s’attendent à ce qu’il les fasse encore accroître. Plus de 60% des participants à l’enquête estiment que ceux qui n’investissent pas dans le e-commerce risquent d’être confrontés à des difficultés. Ils croient dons donc fortement en la puissance du e-commerce.

Cependant, si le secteur traditionnel de la vente ressent la concurrence accrue des grandes chaînes de e-commerce, la fréquentation d’un magasin physique reste importante pour le client. La majorité des commerçants est convaincue que la combinaison d’un magasin physique et d’une boutique en ligne est nécessaire pour continuer à avoir du succès.

L’exemple parfait de la combinaison « physique et en ligne » : « Chez Esprit, nous croyons beaucoup en une stratégie omnicanal claire qui mêle online et offline et se concentre sur le vécu et les besoins de nos clients », explique Dieter Messner, General Manager Europe chez Esprit. « Dans certains pays européens, nous offrons déjà des services comme Click&Collect et Click&Reserve dans nos magasins. Ces services sont un grand succès, les résultats dépassent même les attentes. En France, les premiers magasins commenceront à proposer nos services en juillet 2017. Il y a 15 ans que nous sommes actifs dans la vente en ligne chez Esprit, nous avons donc accumulé une grande expérience. Mais nous continuons également à investir dans les magasins physiques et dans la formation de nos équipes en magasin afin qu’elles fournissent un travail exceptionnel. »

Le e-commerce n’est pas une menace pour l’emploi

Peter Von Ostaeyen, expert en retail chez SD Word, ne pense pas que l’essor du e-commerce aura une influence négative sur l’emploi du secteur. « Dans certains segments comme les petits commerces de détail, il est possible que l’emploi recule sous l’effet du e-commerce. En revanche, d’autres segments auront besoin de plus de personnel, comme les nouvelles chaînes en ligne ou les flagship stores. On assistera donc plutôt à une redistribution de l’emploi. N’oublions pas que l’e-commerce crée par ailleurs de nombreux emplois dans la logistique, comme le stockage et la distribution. Les détaillants qui misent sur une stratégie omnicanal et fusionnent les expériences clients en ligne et offline ont une longueur d’avance. Le magasin physique et la boutique en ligne se complètent pour renforcer le vécu du client. Seuls 60% des membres de notre échantillon appliquent une stratégie omnicanal. Il y a donc encore du pain sur la planche. »

Une planification intelligente à mette en place

Les commerçants vont rencontrer un autre défi qui sera celui de déployer intelligemment leur personnel. Logiquement, les ventes en ligne augmentent en novembre et décembre. De cette manière, elles ont gonflé de 25% durant la période de fin d’année en Europe. « En déployant leur personnel de manière flexible où et quand ce la est nécessaire, les détaillants peuvent énormément gagner en efficacité. Via une analyse des Big Data, ils peuvent prédire très précisément où et quand la charge de travail va augmenter, afin de servir le client encore mieux, » déclare Peter s’Jonger, CEO de Protime.

Concernant SD Worx

SD Worx offre un service complet dans le domaine du payroll, des RH et dy Tax & Legal dans le monde entier. Plus de 3 600 collaborateurs soutiennent plus de 60 000 clients, des PME aux grandes entreprises, dans les secteurs privé et public. Ils proposent calcul et administration des salaires, formations, recherches RH, consultance sociojuridique, fiscale et RH, prgiciels spécialisés pour les services au personnel et soutien sur place.

SD Worx calcule 4,15 millions de salaires par mois et possède des bureaux en Belgique (HQ), en Allemagne, en France, en Irlande, au Luxembourg, à l’Île Maurice, aux Pays-Bas, en Autriche, au Royaume-Uni et en Suisse. SD Worx est cofondateur de Payroll Services Alliance, qui assure me calcule de 32 millions de salaires.

Passionnée par le marketing, la lecture et l’écriture font partie de mon quotidien. Je suis rédactrice sur Actu-Marketing.fr et m’occupe également des réseaux sociaux.

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